ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 25 août 2017

#Ville

x

Quel avenir pour les Smart Cities dans le monde ? En 2050, plus des deux tiers de la population mondiale vivra en ville. Transport et mobilité connectés, urbanisation responsable, habitat innovant… pose-t-on les jalons d’une ville intelligente de la même manière à Jakarta qu’à Gênes ou Eindhoven ? Visiblement non, ont répondu les intervenants de la dernière rencontre du cycle Smart Cities de France Stratégies en juin, qui a été l’occasion de tirer des leçons et enseignements d’initiatives et expériences internationales. De Chendgu à La Rochelle, la ville intelligente est plurielle… Comment les Smart Cities peuvent-elles contribuer au mieux-être des citoyens ? Quels sont les leviers qui permettent de créer une culture du partage et de l’innovation ? Quels sont les critères technico-économiques, environnementaux et le montage juridico-financier des projets étrangers ? Quelles sont les contraintes spécifiques rencontrées par les villes d’Asie du Sud-Est et les prérequis nécessaires aux projets de smart city ? (@upmagazine_info).

#Transport

BlaBlaCar désormais présent sur Google Maps. Après la voiture, la marche à pied, le vélo ou encore le train, c’est le covoiturage qui fait son entrée sur Google Maps. En effet, les trajets en covoiturage de la plateforme BlaBlaCar sont désormais intégrés aux modes de transports proposés par le service de cartographie de Google. Les utilisateurs intéressés par un trajet en covoiturage et ayant déjà l’application mobile de BlaBlaCar sur leur smartphone seront redirigés directement vers la page des résultats sur BlaBlaCar correspondant au trajet recherché. Les autres seront redirigés automatiquement vers l’AppStore ou Google Play. L’intégration du covoiturage dans Google Maps symbolise la démocratisation de la pratique. Pour l’été 2017, en France, BlaBlaCar s’attend à battre un nouveau record avec 10 millions de places proposées sur la plateforme. Cela correspond à une hausse de 50% de l’activité par rapport à une période normale. La collaboration entre Google et BlaBlaCar est mondiale et sera progressivement étendue aux 22 pays dans lesquels l’entreprise est présente. (@Ecommercemag_fr).

Le décollage tardif des voitures volantes. C’est peut-être l’image d’Épinal la plus emblématique du futur. Une représentation universellement partagée d’une certaine idée de notre avenir, qu’on imagine forcément plus rapide, plus technologique, plus confortable. Si la voiture volante s’est taillée une telle place dans l’imaginaire collectif, c’est parce qu’elle a été représentée et mise en scène durant plusieurs décennies, à longueur de romans d’anticipation, de films de science-fiction plus ou moins visionnaires et d’illustrations vintage kitschissimes. Aujourd’hui, plusieurs entreprises tentent de donner corps à cette utopie. Stimulés par les progrès concomitants de l’énergie électrique, des logiciels de conduite autonome et de l’industrie des drones, les projets de voitures volantesse multiplient. Certains, comme le véhicule de l’entreprise slovaque Aeromobil, ressemblent à un hybride entre avion et voiture. D’autres, comme le Volocopter, de l’allemand E-Volo, penchent davantage vers l’hélicoptère nouvelle génération. Le projet Vahana d’Airbus semble, quant à lui, tout droit sorti du dernier Star Wars. (@usbeketrica). Le Cinquième Element

#Coworking

« J‘irai travailler chez vous », le concept de Gigsurfing pour les travailleurs nomades. Fondé en avril 2017 par Julien Auclair et Pedro Pereira, Gigers est un réseau social à destination des travailleurs indépendants du monde entier, permettant à chacun de rencontrer et d’échanger avec d’autres freelances afin d’agrandir son réseau et partager ainsi des expériences professionnelles. Une plateforme basée sur l’échange, que les deux cofondateurs souhaitent aujourd’hui agrandir en lançant Gigsurfing, une offre de coworking à destination des millenials. Son souhait : répondre à la demande de flexibilité des jeunes actifs qui préfèrent de plus en plus travailler différemment. Gigsurfing répertorie et liste ainsi toutes les personnes qui proposent leur domicile pour en faire un espace de coworking. Les coworkeurs, quant à eux, auront l’opportunité de réserver ces bureaux à domicile selon les dates disponibles. Un moyen pour les freelances de rencontrer de nouvelles personnes afin de ne plus souffrir de la solitude professionnelle. Enfin, les utilisateurs de Gigsurfing n’échangent pas d’argent entre eux, mais utilisent à la place des points virtuels appelés « Gigcoins ». Seuls des frais de réservation de 2,99 euros seront destinés à la plateforme. Pour gagner des « Gigcoins », rien de plus simple : il vous suffit de proposer votre propre domicile comme espace de travail. Ainsi, vous gagnez 10 gigcoins par réservation chez vous, et par jour. Par la suite, si vous souhaitez à votre tour bénéficier de nouveaux espaces, il vous suffira de « payer » 10 Gigcoins afin de réserver un bureau pour un jour. (@bymaddyness).

#Publicite

WPP ébranlé par le ralentissement du marché publicitaire.C’est une sévère déconvenue que vient d’infliger au marché le britannique WPP. Ce matin, le leader mondial de la communication (Ogilvy, JWT, Grey, Y & R, GroupM, Kantar…), a annoncé, dans le cadre de la publication de ses résultats financiers pour le 1er semestre, une révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour l’année 2017. Alors que le groupe tablait sur une progression de 2 %, il n’anticipe plus à présent qu’une situation stable, voire, dans le meilleur des scénarios, une hausse limitée à 1 %, compte tenu des performances décevantes, hors effets de change, réalisées au deuxième trimestre, en particulier en Amérique du Nord (-3 %) et en Europe de l’Ouest continentale (-3,2 %). Même si en revanche, le Royaume-Uni a enregistré une bonne performance avec une hausse de 5,8 %, en dépit des incertitudes continuant d’entourer le Brexit. Le coupable ? « La pression exercée sur les dépenses de communication par les annonceurs, en particulier dans le domaine des biens de consommation », indique le groupe qui n’a pas hésité à mettre en avant la concurrence « féroce » qui conduit plusieurs groupes à proposer des prix cassés à leurs clients pour renouveler les contrats. (@LesEchos).

Sa trop forte dépendance à la pub, du plus mauvais effet après l’avertissement de WPP. Publicis qui dévisse de 3% à la Bourse de Paris, c’est la faute de WPP. C’est aussi la faute du publicitaire britannique si TF1 décroche de 4%. A vrai dire, c’est tout le secteur des médias qui, en Europe, se rétame dans le sillage de l’abaissement, par WPP, de ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires pour cette année. A Paris, TF1, trop petit pour être une composante du Stoxx des grosses valeurs européennes, paye sa lourde dépendance aux revenus publicitaires (74% en 2016). « Quand les anticipations de croissance dans le secteur sont révisées à la baisse, la conséquence est nécessairement négative pour les groupes de médias comme TF1 dont les revenus proviennent principalement des annonceurs », analysait, ce matin dans une note, Pierre Martin, trader chez Saxo Bank. (@InvestirFr).

#Information

Un logiciel pour automatiser la détection des « fake news »« Détecteur de baratin ». Tel est l’irrévérencieux surnom du logiciel développé par une équipe de chercheurs de l’ONG londonienne spécialiste du « fact-checking », Full Fact. L’objectif ? Mettre à la disposition des journalistes un programme de détection automatisée et en temps réel de fausses informations. Le logiciel « scanne les sous-titres d’émissions d’actualité diffusées en direct, des retransmissions de sessions parlementaires, mais aussi les articles de journaux », rapporte le journal britannique « The Guardian », jusqu’à identifier les « affirmations correspondant aux faits vérifiés qui sont dans sa base de données ». Il s’avère en outre capable de faire apparaître à l’écran « les informations confirmées ou infirmées au fil du discours d’un politicien ». (@LesEchos).

#MediaSocial

#10ans : le hashtag, une bonne idée qui était loin d’être gagnée. Hashtag, mot-dièse (pour l’Académie française), Mot-clic (pour nos amis québécois)… Ces différents vocables désignent ce petit mot cliquable, précédé du signe #, bien pratique sur les réseaux sociaux. Il permet de retrouver tous les messages portant sur un même sujet, et fête ce mercredi son 10e anniversaire. Mais vous ignorez peut-être l’histoire de sa création.Elle est racontée par le site Business insider, qui retrace l’historique des origines du hashtag à un tweet de Chris Messina, ancien designer chez Google, publié le 23 août 2007. A cette époque là, Twitter en est à ses balbutiements et l’homme s’interroge sur le moyen de créer des groupes de conversation autour d’un même thème sur le réseau social à l’oiseau bleu. Il propose alors d’utiliser le signe « # », abusivement appelé « dièse » en français puisqu’il s’agit du croisillon, pour rassembler les conversations autour d’un même sujet. Le hashtag était né.Comme le souligne BI, Chris Messina a suggéré l’idée à Twitter… qui n’en a pas voulu. « Twitter m’a répondu que c’était un truc de nerd et que ça n’allait jamais prendre », raconte-t-il. 10 ans plus tard, le hashtag est cliquable et est un incontournable sur Twitter, tout comme sur Facebook qui s’y est mis très rapidement. « Sans les hashtags, Twitter serait aujourd’hui quasiment inutilisable », assure Business Insider. (@LExpress). A lire aussi : Comment bien faire usage du hashtag ? (@Emarketing_fr).

#IntelligenceArtificielle

Un algorithme peut-il prédire le risque de récidive des détenus ? D’après les calculs d’Angèle Christin, maître de conférences au département de communication de l’Université de Stanford (Californie), plus d’une soixantaine d’algorithmes prédictifs seraient employés aujourd’hui dans les différents États du pays par la justice américaine. Ces « outils d’évaluation du risque » (risk-assessment tools en version originale) sont principalement utilisés pour estimer le risque de récidive des détenus et décider (ou non) de leur libération conditionnelle. Mais ils sont controversés car, bien qu’utilisés pour réduire les risques de discrimination, ils sont soupçonnés, au contraire, de les entretenir. En réponse à la question : Les algorithmes prédictifs sont utilisés depuis quinze ans par la justice américaine. Dans quel contexte pénal sont-ils venus s’insérer ? elle explique que « la justice pénale des États-Unis incarcère énormément : c’est le pays qui, en proportion, incarcère le plus au monde. Et cette incarcération touche principalement les minorités ethniques et raciales, notamment les Afro-américains. On peut faire remonter cette « incarcération de masse » à la présidence de Ronald Reagan qui, dans les années 1980, a mis en place un programme très répressif qui a touché de façon disproportionnée les minorités ethniques et raciales. » (@usbeketrica).

1968 : avec Kubrick, l’IA devient star de cinémaPetite histoire de l’intelligence artificielle. C’est une gageure de vouloir résumer en quelques mots le chef d’oeuvre « 2001 Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, lui-même inspiré d’une nouvelle d’Arthur C. Clarke, « La Sentinelle ». Sous l’effet d’un monolithe noir, une tribu d’australopithèques invente le premier outil, une arme, qui lui permet d’assurer sa survie en éliminant une bande rivale… En 2001, un vaisseau spatial est envoyé vers Jupiter, planète vers laquelle pointait l’onde électromagnétique émise par un autre monolithe enfoui sur la Lune. Les deux astronautes sont assistés par un ordinateur (HAL, soit IBM avec un décalage d’une lettre) qui, estimant que ces hommes mettent la mission en péril, va tenter de s’en débarrasser. L’un meurt, le second parvient, grâce à un sursaut d’humanité – un acte de bravoure… irrationnel – à débrancher l’intelligence artificielle. « Ce film parle à la fois de l’humanité, de la technologie et de leurs évolutions, synthétise Jean-Gabriel Ganascia, professeur à l’université Pierre-et- Marie-Curie (Paris 6), chercheur en intelligence artificielle et président du comité d’éthique du CNRS. Au début, l’homme-singe s’arrache à la nature et prend en main son destin en créant le premier outil. Mais l’extrême maîtrise technique à laquelle l’homme accède le conduit à mettre au point des technologies d’intelligence artificielle qui prennent leur autonomie et le dessaisissent de sa maîtrise sur la nature. ». (@LesEchos).

#Surveillance

Est-ce légal d’utiliser un logiciel-espion pour piéger son « fils gay » ? « Avez-vous des raisons de vouloir savoir si votre fils est gay ? Découvrez les indices montrant une tendance homo, et une technique pour faire enfin éclater la vérité ci-dessous ! » Ces mots ont été publiés dans un article sur le site de l’éditeur Fireworld. Ils font partie d’une communication clairement homophobe, destinée à vendre un logiciel-espion. Qui vous permettrait, donc, de déterminer l’orientation sexuelle de vos enfants contre leur gré. Outre le caractère moralement répréhensible de la démarche, l’article vante des services violant le droit à la vie privée, et potentiellement illégaux. L’article, depuis supprimé mais toujours visible en cache, a été révélé par l’association militante LGBT AmicaleJeunesRefuge, hier sur Twitter. (@LExpress).

Date de publication 25/08/2017

Leave a Reply